C'est la rentrée !
Ne pas se faire du mouron !
Chaque année, le même rituel. Les listes de fournitures, les cartables neufs, les horaires à mémoriser, le stress des parents et l'appréhension des enfants. La rentrée scolaire est souvent vécue comme une épreuve alors qu'elle pourrait être abordée comme ce qu'elle est réellement : un nouveau départ.
Anticiper sans surcharger
La préparation matérielle est nécessaire, mais elle ne devrait pas envahir les dernières semaines de l'été. Acheter les fournitures trop tôt génère parfois plus d'anxiété qu'elle n'en résout. Mieux vaut attendre les listes définitives transmises par les enseignants et éviter les achats compulsifs de matériel inutile. L'essentiel n'est pas d'avoir le bon stylo quatre couleurs, c'est d'arriver reposé. Un enfant ou un adolescent qui a vraiment décroché pendant l'été, qui a joué, lu, flâné, dormi suffisamment, sera bien mieux armé qu'un élève bardé de nouveaux cahiers mais épuisé.
Le corps et le rythme avant tout
La rentrée est souvent un choc biologique. Après des semaines de couchers tardifs et de grasses matinées, le réveil à sept heures devient une violence. Il est utile, dans les jours qui précèdent, de décaler progressivement les horaires de sommeil (un quart d'heure par jour suffit) pour que le corps retrouve un rythme sans brutalité. L'alimentation joue aussi son rôle. Un petit-déjeuner pris sans précipitation, une organisation des repas de la semaine pensée à l'avance : ces petits gestes de logistique quotidienne réduisent considérablement le stress des premières semaines.
Parler de ce qui inquiète
Pour beaucoup d'enfants, la rentrée charrie des peurs concrètes : un nouveau professeur, une classe séparée d'un ami, un niveau qui monte. Ces inquiétudes méritent d'être entendues, pas minimisées. Un parent qui dit « ça va aller » sans écouter ce qui ne va pas rate l'essentiel. Prendre le temps d'une vraie conversation, poser des questions ouvertes, raconter ses propres souvenirs de rentrée, y compris les moins glorieux, permet à l'enfant de se sentir moins seul face à ce qu'il ressent. L'anxiété nommée est toujours moins lourde que l'anxiété tue.
Et pour les adolescents, une autre approche
Les collégiens et lycéens ont besoin d'autonomie dans leur préparation. Les laisser organiser eux-mêmes leur espace de travail, choisir leur agenda, décider de leur méthode d'organisation, c'est leur signifier une confiance qui les responsabilise. Un adolescent qui s'approprie sa rentrée la vit différemment de celui à qui on l'a entièrement préparée.
C'est aussi le bon moment pour réfléchir ensemble — sans pression — aux objectifs de l'année. Non pas des injonctions de performance, mais des intentions simples : une matière à découvrir autrement, une activité extrascolaire à essayer, un défi personnel à se fixer.
D.A - août 2025
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